Partager l'article ! La crainte d’être clair: Une nouvelle association plaisiroise, Vitaville, a vu le jour en juin 2011. Ses créateurs ...
Une nouvelle association plaisiroise, Vitaville, a vu le jour en juin 2011.
Ses créateurs, deux élus de la majorité de droite au Conseil municipal, la présentent comme une association citoyenne ayant pour but de « Combler le fossé entre élus et citoyens ». Pourquoi pas.
A l’approche d’échéances électorales de la première importance , la présidentielle, les législatives mais aussi les municipales l’objectif officiel parait douteux venant de la droite :
« Combler le fossé entre élus et citoyens » ! La majorité UMP actuelle est maintenant au pouvoir dans cette ville depuis 10 ans, alors cet objectif n’est il pas en fait qu’un simple aveu d’échec. Car si le fossé s’est creusé, c’est bien de la responsabilité de cette majorité.
Ensuite on passe aux moyens pour combler ce fossé, comme par exemple faire visiter le théâtre de l’Espace Coluche. Bien sûr aux tarifs en vigueur pour assister à un spectacle dans notre belle salle municipale il faut des moyens que la plupart des Plaisirois n’ont pas. Alors à défaut d’un spectacle on leur montrera les coulisses.
« Faire visiter la mairie » bonne idée aussi. Les Plaisirois seraient sans doute plus sensibles à une véritable démocratie municipale où ils seraient pour le moins informés voire même consultés (sans oser espérer une concertation et encore moins une participation) plutôt qu’à une visite du bureau du maire, façon journée du patrimoine avec serrage de mains du « locataire des lieux ».
Ne soyons pas dupes. Cette nouvelle association sous l’impulsion du maire et de sa jeune garde n’a qu’un seul but, redorer l’image d’une équipe qui s’est bien ternie au fil de ses deux mandats notamment par une absence totale de démocratie locale et une autosatisfaction permanente.
Il serait plus honnête et non déshonorant de l’annoncer clairement. Ce ne sont certainement pas ces méthodes qui rapprocheront les citoyens de leurs élus et comblera le fossé qui les sépare.
Bernard Ansart