L’intervention de Claude Guéant sur le thème « toutes les civilisations ne se valent pas », qui se situe dans la droite ligne du discours de Nicolas Sarkozy « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire » à Dakar en 2007, a suscité à juste raison, de nombreuses réactions indignées.
Nous vous proposons de lire la très belle réponse pleine d’humanisme et d’histoire écrite par Serge Letchimy, Député de la Martinique et Président du Conseil régional.
« Toutes les civilisations ont produit, […] et de manière équivalente, des ombres et des lumières. Mais si les ombres n'ont jamais triomphé très longtemps, […] c’est simplement parce que des hommes de bon sens, pétris d’humanisme et de haute dignité, ont exalté les parts lumineuses que toutes les civilisations […] ont mises à notre disposition. »
Écho de l’inquiétude en provenance des territoires, les grands électeurs ont tranché en donnant la majorité du
Sénat à la gauche. D’élections municipales en élections régionales ou cantonales les électeurs ont progressivement exprimé leur souhait de changement d’une politique de plus en
plus injuste.
Ce dimanche c’est un pas supplémentaire qui vient d’être fait pour le refus de nouvelles réformes destructrices de notre système social.
Il en est sur les réformes engagées arbitrairement, que ce soit sur les collectivités territoriales (fusion des conseillers généraux et conseillers territoriaux), sur les orientations du schéma départemental de coopération intercommunale et tous les transferts de compétence sans les moyens nécessaires qui se traduisent par des taxes supplémentaires à l’échelon local.
Cette nouvelle majorité est une étape pour le changement que nous voulons porter à la victoire en mai 2012.Elle nous permettra d’éclairer les français, avec les projets de loi qui seront présentés, sur notre crédibilité à gouverner le pays pour une France meilleure et plus juste.
Les 9 et 16 octobre prochain, en votant aux primaires du PS, vous pourrez confirmer ce nouvel élan en votantpour le choix du candidat de la gauche à la présidentielle.
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Participez nombreux !
Bernard ANSART
L’Essentiel du mois de septembre consacre 8 pages élogieuses à la visite de Nicolas Sarkozy à Plaisir !
Certes le travail des enseignants du collège Blaise Pascal doit être salué à sa juste valeur mais nous avons aussi noté la réflexion de notre maire « Plus que jamais, la présence du chef de l’État nous conforte dans nos choix et nos engagements ». Son positionnement est donc des plus clairs quant à soutien à la politique éducative du Président et de sa majorité.
Pour nous l’essentiel, mais qui mériterait bien un E majuscule comme pour Éducation, tient beaucoup plu dans les réformes qui désorganisent notre système scolaire et accroit les inégalités :
Le choix de mettre fin à l’accueil des enfants de 2 ans en maternelle, en échange d’économies d’emplois, a des incidences scolaires et surtout sociales majeures, en freinant l’accès à l’emploi des femmes. Le transfert de la prise en charge de la petite enfance aux familles, communes ou entreprises pénalise les ménages les plus modestes.
La réduction du nombre de redoublements, si elle permet l’économie d’emplois enseignants, se contente de ne traiter que les symptômes, et non les causes, de l’échec scolaire : chaque année, environ 20 % des élèves quittent le système éducatif sans baccalauréat ni premier diplôme professionnel ; le quart le plus faible des lycéens de 15 ans voient leur niveau continuer à baisser. Or la lutte contre l’échec scolaire débute bien en amont, notamment à l’école maternelle.
La faiblesse du taux d’encadrement à l’école primaire est un frein à l’acquisition des compétences, en particulier pour les élèves issus des milieux les moins favorisés. Il est urgent de recréer des emplois, mieux former les enseignants et mieux allouer les moyens pour réduire les effectifs.
La réduction à trois ans de la préparation au baccalauréat professionnel pose le problème de l’acquisition des compétences nécessaires par les élèves. L’apprentissage conduit une large proportion d’entre eux à un cul-de-sac : pas de poursuite d’études ou de formation. Mieux armer ces élèves permettrait de faire du baccalauréat professionnel un véritable ascenseur social.
Le lycée fonctionne aujourd’hui comme un établissement de tri sélectif, répartissant les élèves dans les séries générales, technologiques ou professionnelles. Ces séries se distinguent non seulement par les enseignements qu’elles proposent, mais également par le milieu socio-professionnel des élèves qu’elles accueillent. Cette ségrégation sociale, liée à l’organisation actuelle du baccalauréat, rend inaccessible l’objectif de 50 % de jeunes conduits au niveau de la licence, alors même que seul le baccalauréat général prépare aujourd’hui convenablement aux études conduisant à la licence.
La suppression unilatérale et sans dispositif de substitution de la formation des maîtres a déjà montré cette année ses conséquences catastrophiques. Or la maîtrise de méthodes pédagogiques appropriées dès le cours préparatoire permet de prévenir une grande part de l’échec scolaire. Elle ne peut seulement s’acquérir « sur le tas », et nécessite une solide formation initiale et continue, théorique et de terrain.
Cette désorganisation scolaire a également bien d’autres répercussions dans notre société comme par exemple sur la sécurité dont la droite dure se fait le chantre. Victor Hugo écrivait « Celui qui ouvre une porte d'école, ferme une prison. ». Nos gouvernants, et à tous les échelons, devraient bien méditer cette maxime.
Source : texte en italique extrait d’une note Terra Nova de septembre 2011
À l’approche de l’élection présidentielle, la droite libérale part une fois de plus en guerre contre les demandeurs d’emploi (alias les chômeurs) les bénéficiaires d’allocations diverses, en bref « les assistés » de toutes sortes, en prétendant que ces personnes seraient au moins en partie responsables de leur situation voire même s’y complairaient.
L’importance supposée de la fraude aux prestations (démentie par les chiffres) et les refus d’accepter une proposition d’emploi sont sans cesse stigmatisés et présentés comme des arguments irréfutables.
Un déni des chiffres, une accusation qui culpabilise les premières victimes de la crise et du système ! En clair, un scandale à combattre.
S’il est légitime de demander aux personnes sans travail de se mobiliser dans leur recherche d’emploi, car cette implication personnelle est une des conditions de la sortie du chômage, il est tout aussi indispensable de regarder attentivement ce qui amène un « demandeur d’emploi » à refuser un travail : problèmes de santé, de transport et de garde d’enfants sans parler des emplois à temps partiel qui sont légions et qui par définition n’assure même pas un SMIC pour survivre.
Il est largement temps de changer de politique pour permettre un retour à l’emploi du plus grand nombre. C’est une des préoccupations majeures que le PS a placée au cœur de son projet.
Lire la note que Terra Nova vient de publier sur ce sujet.
Assistanat un faux sujet
Le 10 Mai 1981, François Mitterrand remportait l’élection présidentielle. Avec cette victoire, la Gauche au pouvoir a pu mener des nombreuses réformes et apporter de réels progrès sociaux et sociétaux.
Pour le logement : Limitation des hausses de loyer en cours de bail et interdiction des expulsions arbitraires.
Pour les salariés : Hausse du SMIC de 10%, 5ème semaine congés payés, les 39h, retraite à 60 ans.
Pour l’éducation : Création des Zones d’Éducation prioritaire pour favoriser le droit à la réussite de tous les enfants où qu’ils habitent.
La Gauche au pouvoir en 1981 c’est aussi : l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité, la suppression de la cour de sureté, les radios libres, la décentralisation.
Avec Nicolas Sarkozy c’est :
Les propositions des Socialistes pour 2012
Pour les salaires
Organiser une conférence nationale annuelle tripartite pour rééquilibrer le partage des richesses au profit des salariés et revaloriser le pouvoir d’achat du SMIC.
Pour stopper l’envolée des loyers
Plafonner leur montant lors de la première location et financer la construction de 150.000 logements sociaux par an
Pour alléger la facture énergétique
Taxer les super profits des groupes pétroliers et mettre en place des tarifs progressifs pour le gaz, l’électricité et l’eau.
Pour stopper les délocalisations
Muscler la compétence de la France grâce à une Banque publique d’investissements qui soutiendra les PME PMI et l’industrie.
Pour protéger les salariés
Décourager les licenciements boursiers par des pénalités financières pour les entreprises qui en même temps reversent des dividendes à leurs actionnaires.
Pour l’emploi des jeunes.
Créer 300.000 « emplois d’avenir » pour mettre le pied à l’étrier
Il est à nouveau temps de changer